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La dette infrastructure : une classe d’actifs en pleine croissance

Stratégie d'investissement

BNP Paribas Asset Management
 

La dette liée aux infrastructures (« dette infrastructure ») est devenue un élément important de l’allocation d’actifs pour les investisseurs qui souhaitent diversifier leur exposition au crédit avec des actifs offrant des flux de trésorerie réguliers, un profil risque/rendement intéressant par rapport aux instruments obligataires ayant une qualité de crédit équivalente, et un traitement favorable de la part des régulateurs en termes de ratio de solvabilité lié aux fonds propres.

Un marché soutenu par les fusions-acquisitions

Avec 108 milliards US$ d’opérations conclues en 2017, en hausse de 29% par rapport à 2016, le marché du financement des infrastructures est en train de connaître un véritable boom en Europe. Les infrastructures sont de plus en plus considérées par les investisseurs comme une classe d’actifs à part entière, et les investisseurs financiers se montrent disposés à engager des capitaux plus importants sur ce marché, qui bénéficie d’une solide dynamique de fusions-acquisitions dans toute l’Europe. Pour les investisseurs institutionnels, ce marché présente un attrait supplémentaire : lorsqu’elle respecte certains critères, la dette infrastructure bénéficie d’un ratio de fonds propres favorable en termes de solvabilité « II ».

 

Aperçu du marché de la dette infrastructure

 

Graphique 1: Opérations européennes par type et montant des projets financés

Operations europeennes par type et montant des projets

Source: Inframation, données au juin 2018

 

Graphique 2: Répartition sectorielle en montant (à fin 2017)

Repartition sectorielle

Source: Inframation, données au juin 2018

 

Dans le même temps, avec des taux d’intérêt toujours faibles, les investisseurs sont attirés par les rendements plus élevés et relativement stables offerts par les infrastructures. Pour les émetteurs, l’amélioration des conditions d’emprunt a offert des opportunités de refinancement qui ont alimenté les flux d’opérations.

Bien que les volumes d’opérations se soient ralentis d’une année sur l’autre au premier trimestre 2018, le marché a profité d’une activité soutenue de fusions-acquisitions. Les cessions d’actifs signées au premier trimestre laissent présager un solide flux d’opérations pour le reste de l’année.

En termes sectoriels, les services de télécommunication ont enregistré une vague d’opérations centrées sur le déploiement des réseaux de fibre optique. Dans le secteur des énergies renouvelables, la transition des revenus subventionnés vers des prix fixés par le marché concerne l’ensemble des nouvelles sources d’énergie renouvelable (dites « greenfield »). Le flux de transactions a été alimenté par les actifs plus anciens (« brownfield »), avec de nombreuses opérations de refinancement et de consolidation au sein du marché.

La principale opération du trimestre a été le rachat à hauteur de 3,6 milliards d’euros du réseau de distribution d’électricité finlandais Elenia par un consortium de fonds spécialisés dans les infrastructures et le fonds de pension de l’État finlandais. Les autres opérations notables concernent Deutsche Glasfaser (refinancement et investissements supplémentaires), Koole Terminals (stockage de pétrole et de gaz) et la vente par Naturgy (société espagnole d’énergie et de services aux collectivités) de son portefeuille italien de transport d’énergie.

 

La dette infrastructure: de quoi s’agit-il?

La dette infrastructure peut revêtir de nombreuses formes pour les investisseurs. Il peut s’agir d’une facilité de prêt pour un opérateur régional de fibre optique qui souhaite développer son activité au niveau national pour offrir une connectivité internet à haut débit à des centaines de milliers de foyers, ou d’une opération de refinancement et de crédit supplémentaire pour un centre de données de pointe sous contrat avec un grand prestataire de services informatiques en nuage de qualité « investment grade », ou encore d’un financement destiné à un réseau de fibre optique offrant une connectivité ultra haut débit à une clientèle résidentielle ou commerciale dans des zones rurales mal desservies. Il peut aussi s’agir du refinancement d’un portefeuille de différentes centrales photovoltaïques au sol situées dans une même région avec plusieurs années d’exploitation satisfaisante.

Et qui est à l’origine de ces transactions ? Les opérations peuvent être issues d’activités internes liées aux infrastructures, dans le cadre d’une architecture ouverte, de capacités d’approvisionnement exclusif reposant sur des relations établies ou d’un accès aux principaux acteurs du secteur, comprenant les sponsors financiers et industriels, les conseillers financiers et les équipes d’émission et de syndication des banques.

 

Construire un portefeuille de dette infrastructure

La construction d’un tel portefeuille doit respecter les critères habituels de diversification entre secteurs (transports, énergies renouvelables, télécommunications, infrastructure sociale, énergies conventionnelles, services aux collectivités, etc.), zones géographique et types d’actifs. Elle suppose également de faire des choix en termes de qualité de crédit, de durée de vie moyenne pondérée au niveau du portefeuille et de politique de distribution concernant, par exemple, le remboursement du principal ou les remboursements anticipés.

Chez BNP Paribas Asset Management[1], les critères non financiers sont au cœur de notre philosophie d’investissement. Les facteurs environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) sont complètement intégrés à notre processus d’investissement. Cela signifie que chaque projet est évalué sur la base des politiques et systèmes de gestion ESG de ses promoteurs ou propriétaires et de sa performance spécifique sur le plan environnemental et social.

Les principaux indicateurs de performance pour un projet donné peuvent concerner son impact sur la biodiversité, les émissions de gaz à effet de serre ou l’efficacité énergétique. Sur le plan social, ils peuvent inclure des consultations avec les communautés concernées ou une amélioration du bien-être social.

Chez BNP Paribas Asset Management, nous avons engagé des experts extérieurs indépendants pour réaliser une étude d’impact de nos actifs sur le plan social et environnemental. Les indicateurs retenus concernent notamment les émissions résultant de la construction, de l’exploitation et de la maintenance des actifs, les réductions d’émissions résultant de l’optimisation d’actifs, le respect d’une trajectoire « 2°C » dans le cadre d’une approche de décarbonisation et la contribution des projets à la transition énergétique et écologique.

Grâce à l’utilisation de ces différents critères de sélection et indicateurs de performance, nous estimons être en mesure d’offrir aux investisseurs des portefeuilles de dette infrastructure qui respectent à la fois leurs critères et les nôtres en termes de flux de trésorerie, de profil risque/rendement, de qualité de crédit et de compatibilité ESG.


[1] La dette infrastructure fait partie de la plateforme « dette privée et placements immobiliers » de BNP Paribas Asset Management (BNPP AM), qui se compose de plus de 50 professionnels de l’investissement et gère 7,7 milliards d’euros d’actifs (à fin mars 2018).

 

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