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La faiblesse du dollar américain devrait encore profiter aux secteurs du S&P 500

Vues et tendances globales

Daniel MORRIS
 

Le repli de près de 10 % du dollar américain (en termes nominaux pondérés des échanges commerciaux) depuis fin 2016 a contribué à la croissance des bénéfices des entreprises américaines. Plus récemment, les effets positifs attendus des baisses d’impôts aux États-Unis ont également entraîné des révisions à la hausse des prévisions de bénéfices par action.

La faiblesse du dollar américain peut s’expliquer par un certain nombre de facteurs, notamment les valorisations élevées des actifs américains, le creusement des déficits budgétaire et commercial des États-Unis et les commentaires officiels laissant envisager une politique de « dollar faible ».

Graphique 1 : Indice du dollar américain et prévision du bénéfice par action (BPA) à douze mois de l’indice S&P 500

Note : 100 = 31/12/2016. Source : FactSet, Bloomberg, BNP Paribas Asset Management, données au 22/02/2018

La baisse du dollar a soutenu les performances …

L’an dernier, les sociétés du S&P 500 qui ont dégagé une part plus importante de leur chiffre d’affaires hors des États-Unis ont généralement surperformé les secteurs davantage tournés vers le marché domestique. La corrélation entre la part de chiffre d’affaires réalisée à l’étranger et les performances sectorielles depuis le 31 décembre 2016 (voir graphique 2) ressort à 33 %.

Graphique 2 : Part de chiffre d’affaires réalisée à l’international et performances des secteurs de l’indice S&P 500 depuis le 31 décembre 2016

Source : FactSet, BNP Paribas Asset Management, données au 22/02/2018

Pour les 268 sociétés de l’indice qui ont fait état de ventes à l’étranger en 2017, le chiffre d’affaires réalisé à l’international a augmenté de 12 % par rapport à 2016, contre une croissance des revenus domestiques de seulement 5,1 % (et une progression du résultat net total des entreprises du S&P 500 de 19 %). Le repli du dollar a donc clairement constitué un facteur de soutien. Cependant, la hausse du résultat net des secteurs tournés vers l’international n’a pas dépassé celle enregistrée par les secteurs centrés sur le marché domestique, ce qui est logique sachant que les facteurs intérieurs continuent de revêtir plus d’importance pour les entreprises américaines.

Repli du dollar américain ou …

Les ventes à l’étranger représentent seulement 29 % du chiffre d’affaires total pour le S&P 500, mais, au regard des précédentes anticipations de bénéfices, les actions des sociétés les plus internationalisées auraient bénéficié à la marge de la dépréciation du dollar américain.

Graphique 3 : Croissance du résultat net (2017/2016) et part de chiffre d’affaires réalisée à l’international des secteurs de l’indice S&P 500

Source : FactSet, BNP Paribas Asset Management, données au 22/02/2018

À titre de comparaison, les ventes à l’international, qui intègrent les ventes intra-zone euro, représentent 65 % du chiffre d’affaires total de l’indice MSCI Europe. La hausse de l’euro, justement, est principalement intervenue au premier semestre 2017. En termes pondérés des échanges commerciaux, la monnaie unique est globalement stable depuis août 2017, ce qui implique que les effets négatifs sur les résultats de cette appréciation devraient s’être, dans une large mesure, estompés aujourd’hui.

… baisses d’impôts ?

Les prévisions de bénéfices des sociétés américaines sont encore susceptibles d’être revues à la hausse, car le consensus anticipe une poursuite de la dépréciation du dollar. Cependant, il est difficile de distinguer l’impact du dollar des effets des allègements d’impôts sur les révisions d’estimations bénéficiaires.

Depuis décembre 2017, les analystes ont abaissé de 20 % en moyenne leurs anticipations de charge fiscale pour les entreprises du S&P 500 en 2018, mais les sociétés qui devraient bénéficier d’une baisse d’impôt plus importante ont fait l’objet de révisions d’estimations de BPA proportionnellement plus élevées (voir graphique 4).

Graphique 4 : Variation des prévisions de BPA à douze mois et des estimations de charge d’impôts depuis décembre 2016

Source : FactSet, BNP Paribas Asset Managment, données au 22/02/2018

À ce stade, il est probable que les anticipations de BPA reflètent déjà la majeure partie des effets positifs attendus des baisses d’impôts, alors que la poursuite de la dépréciation du dollar américain (ou l’appréciation du billet vert pour les investisseurs se positionnant à contre-courant) devrait continuer à se répercuter sur celles-ci. Nous indiquons ci-dessous les secteurs du S&P 500 dont la part de chiffre d’affaires réalisée à l’étranger est la plus élevée (et la plus faible). Nous estimons que les secteurs situés en tête du classement devraient continuer à se distinguer.

Graphique 5 : Secteurs en tête et en queue du classement fondé sur la part de chiffre d’affaires réalisée hors des États-Unis

Source : FactSet, BNP Paribas Asset Management, données au 22/02/2018

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